Parce que la poésie peut être aussi dans une tragédie classique de Corneille, qui dans Horace, fait dire à Camille cette très belle tirade.

 

Je le vois bien, ma soeur, vous n'aimâtes jamais ;

Vous ne connaissez point ni l'amour ni ses traits :

On peut lui résister quand il commence à naître,

Mais non pas le bannir quand il s'est rendu maître,

Et que l'aveu d'un père, engageant notre foi,

A fait de ce tyran un légitime roi :

Il entre avec douceur, mais il règne par force ;

Et quand l'âme une fois a goûté son amorce,

Vouloir ne plus aimer, c'est ce qu'elle ne peut,

Puisqu'elle ne peut plus vouloir que ce qu'il veut :

Ses chaînes sont pour nous aussi fortes que belles.

Acte II, Scène IV

 

 

 

Ou bien dans une chanson de Georges Brassens

 

Dans l'eau de la claire fontainePinterest
Elle se baignait toute nue
Une saute de vent soudaine
Jeta ses habits dans les nues

En détresse, elle me fit signe
Pour la vêtir, d'aller chercher
Des monceaux de feuilles de vigne
Fleurs de lis ou fleurs d'oranger

Avec des pétales de roses
Un bout de corsage lui fis
La belle n'était pas bien grosse
Une seule rose a suffi

Avec le pampre de la vigne
Un bout de cotillon lui fis
Mais la belle était si petite
Qu'une seule feuille a suffi

Elle me tendit ses bras, ses lèvres
Comme pour me remercier
Je les pris avec tant de fièvre
Qu'ell' fut toute déshabillée

Le jeu dut plaire à l'ingénue
Car, à la fontaine souvent
Ell' s'alla baigner toute nue
En priant Dieu qu'il fit du vent

Qu'il fit du vent...